samedi 17 octobre 2026

Popokabaka : six nouvelles professes chez les Sœurs de Marie, un appel à la fidélité et au service

De gauche à droite, les six nouvelles professes : Séraphine TSUNDA, Joséphine MAZANGA, Isabelle NDUNDA, Rebecca MUTSONI,Espérance SEKERA et Bénédicte SINDANI.  

Six novices de la Congrégation des Sœurs de Marie de Nederbrakel-Popokabaka ont prononcé leurs premiers vœux le lundi 12 octobre 2026, dans la chapelle du noviciat à Popokabaka. Présidée par l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse, la célébration a souligné la joie de la consécration et les exigences d’un témoignage évangélique crédible.

Six « oui » pour suivre le Christ

Bénédicte SINDANI, Espérance SEKERA, Isabelle NDUNDA, Joséphine MAZANGA, Rebecca MUTSONI et Séraphine TSUNDA ont franchi une étape majeure de leur cheminement vocationnel en émettant leurs vœux temporaires de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Autour d’elles, la supérieure provinciale, les prêtres, les religieuses, les parents et les proches se sont unis à l’action de grâce de la congrégation. Cette journée a également été marquée par l’admission de nouvelles aspirantes au postulat et de postulantes au noviciat, signe de la continuité du chemin de formation et de l’espérance que représentent ces vocations pour l’Église de Popokabaka.

Une fidélité à construire chaque jour

Dans son homélie, éclairée par l’appel de Samuel et l’invitation de Jésus à demeurer dans son amour, l’Administrateur apostolique a rappelé que les premiers vœux ouvrent une nouvelle étape de croissance humaine et spirituelle. La fidélité se nourrit de la prière, de l’Eucharistie, de l’écoute de la Parole de Dieu et d’un accompagnement vécu dans la confiance.

L'abbé Cyrille pendant l'homélie

Il a particulièrement insisté sur la cohérence entre l’engagement prononcé devant l’autel et la conduite quotidienne. La chasteté appelle des relations vraies et une maturité affective ; la pauvreté exige simplicité, partage et transparence dans la gestion des biens ; l’obéissance se vit dans l’écoute, le dialogue et l’accueil responsable des orientations légitimes de l’institut.

L’abbé Cyrille Ikomba a également exhorté les nouvelles professes à cultiver la fraternité, à dépasser les rivalités et les divisions et à rester proches des pauvres. Leur manière de vivre ensemble et de servir doit rendre visible l’amour du Christ.

Le discernement face aux défis actuels

Abordant les défis du monde numérique, le célébrant a encouragé un usage sobre et responsable des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle. Ces outils peuvent soutenir l’étude et la mission, mais leur utilisation demande de vérifier les informations, de protéger la confidentialité et de préserver le temps consacré à Dieu et aux autres. Ces orientations prolongeaient l’entretien du 10 octobre avec les jeunes en formation. L’Administrateur apostolique y avait souligné la liberté de la réponse vocationnelle ainsi que la nécessité d’un accompagnement respectueux de la dignité de chacune.

Reconnaissance et espérance

Dans leurs mots de circonstance, la communauté formatrice et les jeunes professes ont exprimé leur reconnaissance envers l’Administrateur apostolique, la supérieure provinciale, les formateurs, les familles et les bienfaiteurs pour leur soutien spirituel, moral et matériel. Conscientes que leur engagement devra se renouveler dans les gestes ordinaires, les six nouvelles professes ont demandé à être soutenues par la prière. Placée sous le regard de la Vierge Marie, cette journée a été une invitation à faire grandir des vocations enracinées dans la foi, la communion fraternelle et le service du peuple de Dieu.

CIM.

vendredi 16 octobre 2026

Petit séminaire Saints Pierre et Paul de Popokabaka : une relance des travaux de construction portée par l’Administrateur apostolique

L'Administrateur apostolique avec l'Ir et les ouvrier au chantier
En visitant, le 13 octobre 2026, le chantier du réfectoire et de la cuisine du petit séminaire Saints Pierre et Paul de Popokabaka, l’Administrateur apostolique a réaffirmé sa détermination à faire aboutir un projet engagé par Feu Son Excellence Mgr Louis Nzala Kianza, d'heureuse mémoire. Une nouvelle étape rendue possible par ses démarches auprès de Missio Autriche, avec le soutien du monastère d’Admont.

Le chantier à l'arrivée de l'Administrateur Ap.

Au petit séminaire Saints Pierre et Paul, la construction se poursuit et l’espoir se concrétise. Après l’achèvement, l’an dernier, de deux bâtiments destinés aux salles de classe, les travaux portent cette année sur la cuisine et le réfectoire des élèves. Ces infrastructures doivent améliorer les conditions de vie des jeunes et accompagner leur formation dans un cadre adapté à leurs besoins.



C’est pour apprécier personnellement l’avancement de ces travaux que l’Administrateur apostolique s’est rendu sur le chantier le 13 octobre dernier. Cette présence témoigne du suivi qu’il accorde à un projet essentiel pour l’avenir du petit séminaire et, plus largement, pour la formation dans le diocèse de Popokabaka.



La progression actuelle prend tout son sens à la lumière du chemin parcouru. Lancé depuis dix ans, le projet avait connu de sérieuses difficultés. Des problèmes de gestion avaient conduit La Caritas italienne, le monastère d’Admont et Missio Autriche, partenaires financiers, à suspendre leur financement. Cette interruption avait compromis la poursuite des constructions et fragilisé la confiance indispensable à toute collaboration durable.

Face à cette situation, l’Administrateur apostolique a entrepris des démarches pour renouer le dialogue et obtenir une nouvelle chance pour le projet. Ce travail de plaidoyer a porté ses fruits : Le Monastère d'Admont par Missio Autriche a accepté de reprendre le financement, ouvrant ainsi la voie à une relance concrète du chantier. La confiance renouvelée du partenaire s’est traduite, sous l’impulsion de l’Administrateur apostolique, par l’achèvement des deux bâtiments de salles de classe en 2025, puis par l’ouverture de cette nouvelle phase consacrée à la cuisine et au réfectoire en 2026.


Au cours de sa visite, l’Administrateur apostolique a encouragé l’ingénieur et les ouvriers à poursuivre leurs efforts avec sérieux et professionnalisme. Il a insisté sur la qualité des ouvrages, le respect des exigences de Missio Autriche et la conformité aux normes modernes de construction. L’enjeu est de doter le petit séminaire de bâtiments solides, fonctionnels et durables, au service des générations présentes et futures.

Cette descente sur le terrain exprime une conviction : la confiance retrouvée doit se traduire par des réalisations de qualité et un suivi attentif. En associant mobilisation des partenaires et présence sur le chantier, l’Administrateur apostolique donne une impulsion décisive à l’aboutissement de cette œuvre longtemps attendue en l'honneur de la mémoire du regretté Son Excellence Mgr Louis Nzala.

À travers cette avancée, le diocèse mesure aussi la valeur de la fidélité de ses partenaires. Le soutien renouvelé de Missio Autriche et du monastère d’Admont contribue à donner aux jeunes de Popokabaka de meilleures conditions de formation. Après plus de dix ans d’un parcours difficile, le petit séminaire Saints Pierre et Paul voit ainsi se dessiner, bâtiment après bâtiment, les moyens concrets de sa mission éducative et spirituelle.

CIM

jeudi 15 octobre 2026

Popokabaka : la reprise des cours rend enfin effective la rentrée scolaire 2026-2027 dans les cinq sous-divisions

Quelques élèves du Lycée Temuka rassemblés le 14.10.2026 dans la cour de leur école

 Après une rentrée retardée par un mouvement de grève, les enseignements ont repris dans les écoles primaires et secondaires des sous-divisions de Popokabaka 1, 2, 3, 4 et 5. Ce retour des enseignants dans les classes constitue un motif de satisfaction et permet de replacer la formation des enfants au cœur des priorités.

Les écoles retrouvent progressivement leur vocation : accueillir les élèves et leur transmettre les connaissances nécessaires à leur avenir. Après plusieurs semaines d’attente et les hésitations qui ont marqué les positions du syndicat des enseignants de Popokabaka, la reprise des cours rend enfin effective la rentrée scolaire 2026-2027 dans les cinq sous-divisions concernées.

Classe technique en plein cours à Nto Luzingu

Il convient de saluer cette décision des enseignants, qui ont choisi de renouer avec leur mission éducative. Leur retour dans les classes ouvre la voie à la poursuite de l’année scolaire et à la recherche de solutions aux difficultés qui ont provoqué la grève.

À l’origine de ce mouvement figurait le non-paiement du salaire du mois de juin. Les enseignants avaient attribué cette situation à un détournement présumé par la Caritas Popokabaka. Il importe cependant de distinguer cette accusation des faits établis : selon les éléments communiqués, les fonds correspondant à cette paie n’avaient pas été versés par le gouvernement central. L’accusation visant la Caritas ne saurait donc être présentée comme un détournement avéré.

Rappelons par ailleurs que la question salariale mérite une réponse sérieuse. Les enseignants doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions dignes et percevoir leur rémunération. Cette exigence appelle les autorités compétentes à prendre les dispositions nécessaires pour régler les sommes dues.

Des élèves en allant à l'école

La reprise des enseignements doit maintenant s’accompagner d’un engagement collectif en faveur de la qualité de l’apprentissage. Les responsables scolaires et les enseignants sont appelés à évaluer les retards accumulés et à organiser leur rattrapage de manière réaliste, dans le respect des orientations pédagogiques. Les parents ont également un rôle essentiel à jouer en favorisant le retour régulier de leurs enfants à l’école.

Cette reprise est ainsi une étape encourageante pour Popokabaka. Puisse-t-elle s’inscrire dans la durée, grâce à un dialogue responsable entre les autorités, les syndicats et les acteurs chargés de la paie. L’avenir des enfants mérite que chacun contribue à une année scolaire apaisée, assidue et féconde.

CIM

 

Coordination Popo-Nord : l’Administrateur apostolique appelle à une gestion intègre au service de l’éducation

Photo de famille après l'entretien de l'Administrateur apostolique

L’abbé Cyrille Ikomba, Administrateur apostolique du diocèse de Popokabaka, a visité, le mercredi 14 octobre 2026, le bureau de la coordination scolaire des ECCATH de Popo-Nord. Ce premier entretien avec ses membres a été consacré aux orientations pour améliorer le fonctionnement du service et renforcer la mission éducative des écoles conventionnées catholiques.

Placer l’enfant et son avenir au cœur de chaque décision : telle est la priorité rappelée par l’Administrateur apostolique aux collaborateurs de la coordination. Derrière chaque dossier administratif se trouvent des élèves, des enseignants et des familles qui attendent un accompagnement sérieux et équitable. Tout en reconnaissant les difficultés liées aux moyens limités, aux déplacements et aux nombreux besoins des écoles, il a invité chacun à exercer ses responsabilités avec compétence, disponibilité et honnêteté.

La rencontre a permis de souligner l’identité ecclésiale de la coordination. Celle-ci participe à la mission éducative de l’Église et doit en manifester les valeurs dans son fonctionnement quotidien : vérité, justice, respect des personnes et attention aux plus fragiles. S’appuyant sur la parole du Christ : « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur » (Mc 10,43), l’abbé Cyrille Ikomba a présenté toute fonction administrative comme une responsabilité de service.

Une attention particulière a été accordée à la collaboration au sein du bureau. L’Administrateur apostolique a demandé une répartition claire des tâches, des réunions régulières accompagnées de comptes rendus et un suivi effectif des décisions. Il a également insisté sur la fiabilité des informations transmises concernant les écoles, les effectifs, le personnel et les finances.

L’intégrité professionnelle a constitué un axe majeur de ses orientations. La corruption, le monnayage des postes, le favoritisme et la falsification des rapports ont été fermement réprouvés. Les recrutements, affectations et promotions doivent reposer sur les compétences, les besoins des établissements et les procédures applicables. Les conseillers ont été particulièrement exhortés à effectuer des visites réelles, à produire des rapports fidèles aux faits et à accompagner les enseignants avec exigence et respect.

L'Administrateur apostolique pendant la réunion

L’Administrateur apostolique a aussi rappelé le respect des instructions et orientations du représentant légal. Il a évoqué l’accompagnement discret des agents et enseignants concernés par la régularisation de leur situation matrimoniale, ainsi que la participation des catholiques à la prière, à la vie sacramentelle et aux contributions pastorales, selon leurs possibilités. Ces orientations doivent être mises en œuvre avec discernement, respect des consciences et transparence.

La qualité des apprentissages et la protection des enfants ont également occupé une place importante. Les visites pédagogiques doivent déboucher sur des conseils utiles, notamment pour améliorer la lecture, l’écriture et le calcul, sans négliger les écoles éloignées. Les situations de violence, de harcèlement ou d’abus doivent être prises au sérieux et transmises aux autorités compétentes selon les procédures applicables.

Pour assurer le suivi de cette visite, un état des lieux du bureau et des écoles a été demandé dans un délai de trente jours. Il portera notamment sur les responsabilités, les effectifs, les dossiers en attente, les finances et les priorités pédagogiques. Une évaluation est envisagée dans environ trois mois.

À travers cette démarche, l’Administrateur apostolique entend encourager une coordination plus efficace et digne de confiance, capable de soutenir les enseignants et de servir l’éducation des enfants dans la fidélité à la mission de l’Église.

CIM

 

samedi 10 octobre 2026

Popokabaka ouvre sa première session diocésaine de prérentrée des séminaristes

Photo de famille après la messe d'ouverture
Le samedi 10 octobre 2026, à Popokabaka, s’est ouverte la première édition de la session diocésaine de formation de prérentrée des séminaristes. Une messe d’ouverture, placée sous l’invocation de l’Esprit Saint, a donné à ces journées leur orientation spirituelle : accueillir l’appel du Christ, demeurer avec lui et se préparer à être envoyé au service du peuple de Dieu.

Les séminaristes pendant l'homélie
Dans son homélie, l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse de Popokabaka, a rappelé que la diversité des dons reçus constitue une richesse lorsqu’ils sont mis au service de tous. À partir des lectures de saint Paul et de l’Évangile selon saint Jean, il a invité les séminaristes à se laisser éclairer par l’Esprit de vérité, à reconnaître leurs difficultés et à prendre des décisions concrètes pour progresser. La prière, le sérieux des études et les services ordinaires participent ensemble à la préparation au ministère pastoral.

Dans son mot de bienvenue et d’ouverture officielle, l’Administrateur apostolique a précisé les motifs et les attentes de cette rencontre. La session entend approfondir le discernement vocationnel, renforcer la maturité humaine et spirituelle et préparer des hommes capables de servir les communautés du diocèse avec compétence et compassion. Il a souligné que le cheminement au séminaire appelle une évaluation sérieuse et un accompagnement respectueux de chaque candidat.

Les conférences et les ateliers aborderont notamment la fraternité, la responsabilité dans les études, la sobriété et la transparence, ainsi que l’usage responsable de l’intelligence artificielle. Une attention particulière sera accordée à la protection des mineurs et des personnes vulnérables. Le programme associe également prière, travail manuel à la ferme, échanges et détente, dans le souci d’une formation équilibrée.

Une photo de famille a immortalisé cette ouverture et manifesté la communion des participants. La session se poursuivra jusqu’au jeudi 15 octobre, avant les entretiens individuels prévus le vendredi 16 avec l’Administrateur apostolique. Chaque séminariste est invité à repartir avec trois engagements concrets pour la nouvelle année, afin que ces journées portent des fruits durables dans sa manière de prier, d’étudier et de servir.

Service diocésain de communication

 

jeudi 8 octobre 2026

Popokabaka : les grands séminaristes se préparent à la rentrée académique et spirituelle au séminaire

Visite canonique à Kalonda 2026

Sous l’impulsion de l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, le diocèse de Popokabaka organise, du 9 au 17 octobre 2026, une session de formation de prérentrée pour ses séminaristes. Ces journées les prépareront à aborder la nouvelle année dans un esprit de discernement, de responsabilité et de communion.

Placée sous le thème « Il en institua Douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,14), la session sera officiellement ouverte le samedi 10 octobre par l’Administrateur apostolique, après l’accueil des participants le vendredi 9.

Le programme associera prière, conférences, ateliers, travail à la ferme et détente fraternelle. Les échanges porteront notamment sur la vérité de la vocation, la vie intérieure, la maturité humaine et affective, la discipline dans les études, la pauvreté évangélique et la fraternité diocésaine. Des ateliers aborderont également l’usage responsable de l’intelligence artificielle, le coût de la formation ainsi que la protection des mineurs et des personnes vulnérables, avec une présentation du Bureau diocésain de signalement.

Le dimanche 11 octobre, les séminaristes seront présentés aux fidèles lors de la messe à la cathédrale. Cette rencontre rappellera que leur formation s’inscrit dans une communauté ecclésiale qu’ils sont appelés à servir.

La clôture officielle aura lieu le jeudi 15 octobre. Des entretiens individuels avec l’Administrateur apostolique suivront le vendredi 16, avant le départ vers les séminaires le samedi 17. Par cette initiative, le diocèse entend encourager une formation enracinée dans la foi, l’intégrité et le service du peuple de Dieu.

CIM

 

lundi 5 octobre 2026

Popokabaka : le petit séminaire Saints Pierre et Paul ouvre l’année scolaire 2026-2027 sous la conduite de l’Esprit Saint


Le samedi 3 octobre 2026, la messe de l’Esprit Saint et l’ouverture officielle de l’année scolaire ont placé la communauté éducative du petit séminaire Saints Pierre et Paul de Popokabaka devant une exigence commune : apprendre, grandir et servir. Cette ouverture intervient dans un contexte difficile, marqué par la grève qui affecte les autres écoles de la place depuis la rentrée.

Au petit séminaire Saints Pierre et Paul de Popokabaka, l’année scolaire 2026-2027 a été confiée à Dieu à travers la célébration de la messe de l’Esprit Saint. L’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse de Popokabaka, a donné les orientations spirituelles et éducatives de cette nouvelle année avant d’en prononcer l’ouverture officielle.

Cette étape de la vie du séminaire se déroule alors que les autres écoles de la place ne dispensent pas les cours, à la suite du mouvement de grève lancé depuis la rentrée par les syndicalistes de la province éducationnelle Kwango 1, dans les sous-provinces de Popokabaka 1, 2, 3, 4 et 5. Cette situation pèse sur la scolarité des enfants et sur les familles. Elle donne à l’ouverture du petit séminaire une résonance particulière et rappelle combien la mission éducative demeure essentielle pour l’avenir de la communauté.

Au cœur de l’homélie, un appel a guidé les exhortations de l’Administrateur apostolique : « Se laisser conduire par l’Esprit Saint pour apprendre, grandir et servir ». À partir de la lettre de saint Paul aux Romains et de l’Évangile selon saint Jean, il a invité chacun à accueillir la lumière de Dieu dans ses études, son travail et ses relations. Se laisser conduire par l’Esprit suppose d’écouter, d’accueillir la vérité, de reconnaître ses erreurs et d’accepter de progresser.

Aux élèves, l’abbé Cyrille Ikomba a proposé cinq engagements : la discipline, l’obéissance éclairée, le travail manuel, le travail intellectuel et les bonnes manières. Ces exigences donnent des repères concrets pour vivre la nouvelle année avec responsabilité.

La discipline commence par la ponctualité, le respect du silence pendant l’étude, la propreté des lieux et l’accomplissement des devoirs. L’obéissance demande d’accueillir les consignes et les corrections avec humilité, tout en permettant un dialogue respectueux. L’Administrateur apostolique a également rappelé que la dignité de chaque élève doit être protégée et que toute violence ou conduite déplacée doit pouvoir être signalée à un adulte de confiance.

Le travail manuel a occupé une place importante dans cette orientation éducative. Les activités à la ferme, le jardinage et les services communautaires contribuent à former les jeunes à l’effort, à la solidarité et au soin des biens communs. Dans un diocèse où beaucoup de familles vivent du travail de la terre, ils permettent aussi de mieux comprendre les sacrifices consentis par les parents. Leur organisation doit tenir compte de l’âge des élèves, de leurs capacités et de leurs besoins d’étude et de repos.

Concernant le travail intellectuel, l’appel a porté sur la régularité, la méthode et l’honnêteté. Étudier, chercher à comprendre, demander de l’aide et soutenir ses camarades constituent autant de chemins de progrès. La tricherie et les devoirs copiés compromettent cette formation. Quant aux bonnes manières, elles rendent le respect visible dans les gestes quotidiens : saluer, remercier, écouter et traiter chacun avec bienveillance.

Les formateurs et les enseignants ont été invités à travailler dans l’unité, à donner l’exemple et à corriger avec justice, sans humilier. Les parents ont été encouragés à poursuivre leur mission de premiers éducateurs en dialogue avec le séminaire. La contribution des ouvriers et du personnel a également été reconnue comme indispensable à la vie de cette maison.

En déclarant solennellement ouverte l’année scolaire 2026-2027, l’Administrateur apostolique a confié la communauté éducative à l’intercession de la Vierge Marie et des saints apôtres Pierre et Paul.

Dans le contexte scolaire éprouvant que traverse Popokabaka, cette ouverture porte une espérance : voir les jeunes grandir dans la foi, le savoir, la fraternité et le service, tout en souhaitant que l’ensemble des élèves de la région puisse retrouver le chemin des classes.

CIM

 

samedi 3 octobre 2026

Popokabaka : l’Administrateur apostolique appelle au dialogue pour sortir de la crise scolaire dans le Kwango 1

Face à la grève des enseignants qui paralyse les cours depuis le 1er septembre 2026, l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse de Popokabaka, a réuni, jeudi 1er octobre, les représentants syndicaux et les responsables concernés par la paie et l’administration scolaire. Cette démarche pastorale vise à clarifier la situation, à apaiser les tensions et à favoriser la reprise des enseignements, tout en poursuivant les démarches pour le paiement des salaires réclamés.

Depuis le début de l’année scolaire, les enseignants de Popokabaka, dans la province éducationnelle du Kwango 1, sont en grève. Ils réclament le paiement de leur salaire du mois de juin, demeuré impayé. Dans ce contexte, des accusations de détournement ont été formulées à l’encontre de Caritas Popokabaka, à laquelle certains enseignants imputent cette situation.

Devant cette crise qui affecte les enseignants, leurs familles et les élèves privés de cours, l’Administrateur apostolique a pris l’initiative d’une rencontre de clarification. Outre les représentants syndicaux, la réunion a connu la participation du responsable provincial de la paie pour le Kwango 1 et des sous-PROVED de Popokabaka 1, 2, 3, 4 et 5.

 Clarifier les faits et restaurer la confiance

 La rencontre avait pour objectif de permettre aux différentes parties de mieux comprendre les causes du non-paiement du mois de juin 2026 et les responsabilités des intervenants dans le circuit de la paie. Elle visait également à prévenir l’aggravation des tensions suscitées par les accusations dirigées contre Caritas Popokabaka.

La démarche de l’Administrateur apostolique invite à examiner les faits avec rigueur. Les accusations formulées ne sauraient, à elles seules, établir un détournement. La clarification des responsabilités doit s’appuyer sur les documents et les informations vérifiables relatifs au paiement des salaires qu’il leur a fourni.

Dans cette perspective, le dialogue engagé entend orienter les efforts vers les démarches nécessaires auprès des autorités gouvernementales compétentes pour obtenir le règlement des salaires dus.


Le souci des enseignants et de l’avenir des élèves

 L’initiative de l’abbé Cyrille Ikomba exprime une sollicitude pastorale envers les personnes touchées par cette crise. Le salaire des enseignants constitue une ressource essentielle pour la subsistance de leurs familles. Leur inquiétude appelle une écoute attentive et une réponse des autorités concernées.

Parallèlement, la prolongation de la grève compromet la formation des enfants et des jeunes. Chaque semaine sans enseignement fragilise leur parcours scolaire et accentue les difficultés des familles, dans un milieu déjà confronté à de nombreuses contraintes sociales et économiques.

La rencontre du 1er octobre cherchait ainsi à favoriser une reprise des cours, tout en maintenant les démarches pour le paiement des salaires. Elle invitait les parties à rechercher une voie permettant de prendre en compte les droits des enseignants et les besoins éducatifs des élèves.

 Une présence pastorale au service de la paix

 À travers cette médiation, l’Administrateur apostolique entend contribuer à restaurer la confiance entre les enseignants, leurs représentants, les services de la paie et les institutions mises en cause. Son intervention s’inscrit dans la mission de l’Église, attentive à la dignité humaine, à la justice et au bien commun.

La recherche de la paix passe ici par l’écoute, la vérité sur les faits et l’engagement de chacun à assumer ses responsabilités. C’est dans cet esprit que l’abbé Cyrille Ikomba a encouragé le dialogue : apaiser les tensions, préserver les relations au sein de la communauté et ouvrir un chemin vers la résolution de la crise.

Cette rencontre constitue une étape dans les efforts engagés pour permettre aux enseignants d’obtenir leur dû et aux élèves de retrouver le chemin des classes.

CIM

 

mercredi 30 septembre 2026

Popokabaka : l’abbé Antoine Fungadiso Mwimba inhumé dans l’espérance de la résurrection

L'Administrateur apostolique entouré des prêtres et diacres pendant les absoutes 

 Le diocèse de Popokabaka a accompagné à sa dernière demeure l’abbé Antoine Fungadiso Mwimba, ce mardi 29 septembre 2026, après la messe des funérailles célébrée en la cathédrale Sainte-Famille par l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse. Décédé en Belgique le 14 septembre, le prêtre laisse le souvenir de trente-trois années de ministère au service de l’Église, en République démocratique du Congo et en Belgique.

La famille du défunt, les prêtres, les personnes consacrées, les fidèles et les autorités ont entouré l’abbé Antoine dans un même mouvement de prière et de reconnaissance. Cette célébration marquait l’aboutissement d’un parcours d’hommages et de recueillement : une messe à Souvret, en Belgique, le 23 septembre, une autre à Kinshasa le 27 septembre, puis l’accueil de sa dépouille et la célébration de la veille des funérailles à Popokabaka, le 28 septembre.

« Il vit et il crut » : une devise devenue message d’espérance

L'Administrateur apostolique pendant l'homélie
Dans son homélie, l’Administrateur apostolique a placé la célébration sous le signe de la devise sacerdotale du défunt : « Il vit et il crut », tirée de l’Évangile selon saint Jean. En évoquant le disciple devant le tombeau du Christ au matin de Pâques, il a invité l’assemblée à vivre la séparation dans la foi en la résurrection, sans nier la douleur du deuil.

« Notre foi ne nous oblige pas à nier ce que nous ressentons », a-t-il souligné, rappelant que Jésus, mort et ressuscité, demeure le soutien des croyants au cœur de l’épreuve.

La célébration coïncidait avec la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël. L’abbé Cyrille Ikomba a accueilli cette date comme une consolation pour la communauté diocésaine, invitée à demander que les anges accompagnent le défunt auprès du Seigneur.

Trente-trois années au service de l’Évangile

Originaire de Panzi, l’abbé Antoine Fungadiso Mwimba avait été ordonné prêtre à Popokabaka le 23 mai 1993. Son ministère l’avait conduit notamment à Kambangu, Panzi, Kasinsi et Kasongo-Lunda, puis dans le diocèse de Tournai, en Belgique, où il avait servi à Courcelles.

Depuis 2018, il affrontait la maladie. Les homélies ont rappelé son courage, sa foi et son attachement à son diocèse d’origine comme à ses confrères.

Lors du weekend passé ensemble avec l'abbé Ledon 
L’Administrateur apostolique a également partagé un souvenir personnel : leur rencontre du 15 au 16 mars 2025, lors d’un week-end passé auprès du défunt. Ancien vicaire de l’abbé Antoine à Kasinsi, il a évoqué la profondeur de leurs échanges, nourris de souvenirs de mission et de fraternité sacerdotale. Conscient de la gravité de son état, l’abbé Antoine avait abordé avec courage et confiance la question de ses funérailles. Cette rencontre demeure, pour l’abbé Cyrille, un au revoir et un testament spirituel anticipé.

Une reconnaissance de la Belgique à Popokabaka

Au terme de la messe, l’Administrateur apostolique a remercié tous ceux qui avaient accompagné le prêtre pendant sa maladie et contribué au rapatriement de sa dépouille. Sa gratitude a rejoint l’Église de Tournai, les communautés belges, les soignants, les confrères, les proches, l’Ambassade de la RDC en Belgique ainsi que les services funéraires et de transport.

Il a également salué l’accueil organisé à Kinshasa, le concours du funérarium de l’Hôpital Saint-Joseph et la mobilisation des communautés de Popokabaka. Une reconnaissance particulière a été adressée aux Sœurs de Marie, notamment à sœur Leveken et à ses consœurs, pour leur contribution au transport de la dépouille jusqu’au diocèse.

Ces funérailles ont enfin porté un appel à prolonger la fraternité au-delà du deuil : accompagner la famille et prendre davantage soin des prêtres malades, âgés ou isolés.

Après l’Eucharistie, l’abbé Antoine Fungadiso Mwimba a été mis en terre, dans la prière de l’Église et l’attente de la résurrection.

CIM

lundi 14 septembre 2026

Diocèse de Popokabaka : l’année pastorale 2026-2027 placée sous le signe du service et de la communion

 


Le diocèse de Popokabaka a officiellement ouvert son année pastorale 2026-2027, dimanche 13 septembre 2026, au cours d’une célébration eucharistique présidée en la cathédrale Sainte-Famille par l’Abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse. La célébration a notamment réuni les fidèles de la paroisse cathédrale Sainte-Famille et ceux de la paroisse Saint-Sauveur, autour de leurs prêtres, des personnes consacrées et des différents acteurs de la vie pastorale diocésaine.

Elle se leva et elle les servait (Lc 4, 39)

L’année pastorale 2026-2027 est placée sous le thème : « Elle se leva et elle les servait » (Lc 4, 39), avec comme orientation : « Au service de notre diocèse par la grâce du Christ ».


À travers cette parole tirée du récit de la guérison de la belle-mère de Simon, l’Administrateur apostolique invite toute la famille diocésaine à accueillir d’abord l’action du Christ qui relève, guérit et renouvelle, afin de transformer ensuite la grâce reçue en disponibilité et en service des autres.

Dans sa lettre pastorale adressée aux prêtres, religieux et religieuses, séminaristes, fidèles laïcs ainsi qu’aux hommes et femmes de bonne volonté, l’Administrateur apostolique rappelle que le Christ rejoint chacun dans ses fragilités et restaure la capacité de se donner. Ainsi, le service chrétien ne repose pas seulement sur les forces humaines : il jaillit de la rencontre avec le Christ et de la grâce reçue de lui. Chaque baptisé est donc invité à se demander : qu’ai-je reçu du Seigneur et comment puis-je le mettre au service des autres ?

Une Église diocésaine appelée à marcher dans l’unité


Dans son homélie, s’appuyant sur les lectures du 24ᵉ dimanche du Temps ordinaire (Si 27,30–28,7 ; Rm 14,7-9 et Mt 18,21-35), l’Abbé Cyrille Ikomba a particulièrement insisté sur le pardon, la réconciliation et la communion comme conditions d’un véritable renouveau pastoral. Il a rappelé la parole de saint Paul : « Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même », soulignant que les ministères, les charismes, les compétences et les biens reçus trouvent leur fécondité lorsqu’ils sont mis au service de la communauté.

La présence autour du même autel des communautés de la cathédrale Sainte-Famille et de Saint-Sauveur a été présentée comme un signe de cette communion : « Nous ne sommes pas deux Églises ni deux peuples de Dieu. Nous sommes une seule famille diocésaine, rassemblée par le même Christ, nourrie du même Pain et appelée à la même mission », a souligné l’Administrateur apostolique.

Cette communion doit également devenir concrète dans les relations quotidiennes. Le diocèse est ainsi appelé à dépasser les rancunes, les rivalités et les divisions qui affaiblissent la mission. L’ouverture d’une nouvelle année pastorale doit aussi signifier l’ouverture d’un chemin de réconciliation : savoir se parler, reconnaître ses torts, demander pardon et accorder le pardon.

Servir au cœur des réalités concrètes de Popokabaka

L’orientation pastorale tient également compte des conditions concrètes dans lesquelles l’Église de Popokabaka accomplit sa mission.


L’Administrateur apostolique évoque notamment la précarité des conditions de vie de plusieurs prêtres, l’insuffisance des moyens de travail et de transport, les difficultés rencontrées par les populations ainsi que la détérioration des voies de communication dans ce diocèse essentiellement rural et enclavé. Ces difficultés, loin de conduire au découragement, doivent susciter davantage de solidarité, de créativité pastorale et de coresponsabilité.

Une attention particulière sera ainsi accordée à la proximité missionnaire. La revitalisation des communautés ecclésiales vivantes de base (CEVB) figure parmi les priorités de l’année. Dans les endroits où les distances rendent plus difficile la présence régulière des prêtres, ces communautés sont appelées à soutenir la prière, la catéchèse, la solidarité et l’attention aux malades, aux personnes endeuillées, isolées ou vivant dans une grande précarité.

Le service devra aussi se traduire par une véritable coresponsabilité entre prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs. L’Administrateur apostolique appelle à une culture du dialogue, de la concertation et de la confiance. Celle-ci passe également par une gestion saine, rigoureuse et transparente des ressources, avec une tenue régulière des comptes, la conservation des justificatifs et le respect de la destination des biens confiés à l’Église.

Trois orientations pour toute l’année

Pour donner une traduction concrète au thème retenu, l’année pastorale s’articulera autour de trois mouvements complémentaires : accueillir la grâce du Christ, grandir dans la communion et se mettre au service. Les paroisses, communautés religieuses, communautés ecclésiales vivantes de base et mouvements d’action catholique sont invités à intégrer ces orientations dans leurs programmes pastoraux en tenant compte de leurs réalités et de leurs moyens.

Accueillir la grâce du Christ conduira à renforcer la prière, la vie sacramentelle, l’écoute de la Parole de Dieu et la formation chrétienne. Grandir dans la communion appellera à favoriser le dialogue et les démarches de réconciliation. Enfin, se mettre au service conduira chaque communauté à identifier des actions concrètes et réalisables : visites des communautés éloignées, formation des catéchistes, accompagnement des jeunes, assistance aux familles en détresse ou soutien aux initiatives éducatives et sociales.

L’appel concerne ainsi toutes les composantes du diocèse : prêtres, personnes consacrées, séminaristes, novices, laïcs, familles, jeunes, personnes âgées, malades et personnes vivant avec un handicap, mais également les hommes et femmes de bonne volonté. Tous sont invités, selon leur vocation, leurs possibilités et leurs responsabilités, à contribuer au bien commun, à la paix et au développement des communautés.


En ouvrant officiellement cette nouvelle année pastorale, l’Abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi a résumé l’espérance qui doit désormais porter le diocèse : « Les difficultés sont réelles ; la grâce de Dieu l’est aussi. » Il a invité toute la famille diocésaine à un engagement « plus généreux, plus uni et plus persévérant », afin que les paroisses, les communautés, les familles et les œuvres deviennent davantage des lieux où l’on accueille, où l’on relève et où l’on sert. 

                                                                                                                       Abbé Clovis Tsieto, Sercom