Face à la grève des enseignants qui paralyse les cours depuis le 1er septembre 2026, l’abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse de Popokabaka, a réuni, jeudi 1er octobre, les représentants syndicaux et les responsables concernés par la paie et l’administration scolaire. Cette démarche pastorale vise à clarifier la situation, à apaiser les tensions et à favoriser la reprise des enseignements, tout en poursuivant les démarches pour le paiement des salaires réclamés.
Depuis le début de l’année scolaire, les enseignants de Popokabaka, dans la province éducationnelle du Kwango 1, sont en grève. Ils réclament le paiement de leur salaire du mois de juin, demeuré impayé. Dans ce contexte, des accusations de détournement ont été formulées à l’encontre de Caritas Popokabaka, à laquelle certains enseignants imputent cette situation.
Devant cette
crise qui affecte les enseignants, leurs familles et les élèves privés de
cours, l’Administrateur apostolique a pris l’initiative d’une rencontre de
clarification. Outre les représentants syndicaux, la réunion a connu la
participation du responsable provincial de la paie pour le Kwango 1 et des
sous-PROVED de Popokabaka 1, 2, 3, 4 et 5.
Clarifier les faits et restaurer la confiance
La rencontre avait pour objectif de permettre aux différentes parties de mieux comprendre les causes du non-paiement du mois de juin 2026 et les responsabilités des intervenants dans le circuit de la paie. Elle visait également à prévenir l’aggravation des tensions suscitées par les accusations dirigées contre Caritas Popokabaka.
La démarche de l’Administrateur apostolique invite à examiner les faits avec rigueur. Les accusations formulées ne sauraient, à elles seules, établir un détournement. La clarification des responsabilités doit s’appuyer sur les documents et les informations vérifiables relatifs au paiement des salaires qu’il leur a fourni.Dans cette perspective, le dialogue engagé entend orienter les efforts vers les démarches nécessaires auprès des autorités gouvernementales compétentes pour obtenir le règlement des salaires dus.
Le souci des enseignants et de l’avenir des élèves
L’initiative de l’abbé Cyrille Ikomba exprime une sollicitude pastorale envers les personnes touchées par cette crise. Le salaire des enseignants constitue une ressource essentielle pour la subsistance de leurs familles. Leur inquiétude appelle une écoute attentive et une réponse des autorités concernées.
Parallèlement,
la prolongation de la grève compromet la formation des enfants et des jeunes.
Chaque semaine sans enseignement fragilise leur parcours scolaire et accentue
les difficultés des familles, dans un milieu déjà confronté à de nombreuses
contraintes sociales et économiques.
La rencontre du
1er octobre cherchait ainsi à favoriser une reprise des cours, tout en
maintenant les démarches pour le paiement des salaires. Elle invitait les
parties à rechercher une voie permettant de prendre en compte les droits des
enseignants et les besoins éducatifs des élèves.
Une présence pastorale au service de la paix
À travers cette médiation, l’Administrateur apostolique entend contribuer à restaurer la confiance entre les enseignants, leurs représentants, les services de la paie et les institutions mises en cause. Son intervention s’inscrit dans la mission de l’Église, attentive à la dignité humaine, à la justice et au bien commun.
La recherche de
la paix passe ici par l’écoute, la vérité sur les faits et l’engagement de
chacun à assumer ses responsabilités. C’est dans cet esprit que l’abbé Cyrille
Ikomba a encouragé le dialogue : apaiser les tensions, préserver les relations
au sein de la communauté et ouvrir un chemin vers la résolution de la crise.
Cette rencontre
constitue une étape dans les efforts engagés pour permettre aux enseignants
d’obtenir leur dû et aux élèves de retrouver le chemin des classes.
CIM















