lundi 14 septembre 2026

Diocèse de Popokabaka : l’année pastorale 2026-2027 placée sous le signe du service et de la communion

 


Le diocèse de Popokabaka a officiellement ouvert son année pastorale 2026-2027, dimanche 13 septembre 2026, au cours d’une célébration eucharistique présidée en la cathédrale Sainte-Famille par l’Abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi, Administrateur apostolique du diocèse. La célébration a notamment réuni les fidèles de la paroisse cathédrale Sainte-Famille et ceux de la paroisse Saint-Sauveur, autour de leurs prêtres, des personnes consacrées et des différents acteurs de la vie pastorale diocésaine.

Elle se leva et elle les servait (Lc 4, 39)

L’année pastorale 2026-2027 est placée sous le thème : « Elle se leva et elle les servait » (Lc 4, 39), avec comme orientation : « Au service de notre diocèse par la grâce du Christ ».


À travers cette parole tirée du récit de la guérison de la belle-mère de Simon, l’Administrateur apostolique invite toute la famille diocésaine à accueillir d’abord l’action du Christ qui relève, guérit et renouvelle, afin de transformer ensuite la grâce reçue en disponibilité et en service des autres.

Dans sa lettre pastorale adressée aux prêtres, religieux et religieuses, séminaristes, fidèles laïcs ainsi qu’aux hommes et femmes de bonne volonté, l’Administrateur apostolique rappelle que le Christ rejoint chacun dans ses fragilités et restaure la capacité de se donner. Ainsi, le service chrétien ne repose pas seulement sur les forces humaines : il jaillit de la rencontre avec le Christ et de la grâce reçue de lui. Chaque baptisé est donc invité à se demander : qu’ai-je reçu du Seigneur et comment puis-je le mettre au service des autres ?

Une Église diocésaine appelée à marcher dans l’unité


Dans son homélie, s’appuyant sur les lectures du 24ᵉ dimanche du Temps ordinaire (Si 27,30–28,7 ; Rm 14,7-9 et Mt 18,21-35), l’Abbé Cyrille Ikomba a particulièrement insisté sur le pardon, la réconciliation et la communion comme conditions d’un véritable renouveau pastoral. Il a rappelé la parole de saint Paul : « Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même », soulignant que les ministères, les charismes, les compétences et les biens reçus trouvent leur fécondité lorsqu’ils sont mis au service de la communauté.

La présence autour du même autel des communautés de la cathédrale Sainte-Famille et de Saint-Sauveur a été présentée comme un signe de cette communion : « Nous ne sommes pas deux Églises ni deux peuples de Dieu. Nous sommes une seule famille diocésaine, rassemblée par le même Christ, nourrie du même Pain et appelée à la même mission », a souligné l’Administrateur apostolique.

Cette communion doit également devenir concrète dans les relations quotidiennes. Le diocèse est ainsi appelé à dépasser les rancunes, les rivalités et les divisions qui affaiblissent la mission. L’ouverture d’une nouvelle année pastorale doit aussi signifier l’ouverture d’un chemin de réconciliation : savoir se parler, reconnaître ses torts, demander pardon et accorder le pardon.

Servir au cœur des réalités concrètes de Popokabaka

L’orientation pastorale tient également compte des conditions concrètes dans lesquelles l’Église de Popokabaka accomplit sa mission.


L’Administrateur apostolique évoque notamment la précarité des conditions de vie de plusieurs prêtres, l’insuffisance des moyens de travail et de transport, les difficultés rencontrées par les populations ainsi que la détérioration des voies de communication dans ce diocèse essentiellement rural et enclavé. Ces difficultés, loin de conduire au découragement, doivent susciter davantage de solidarité, de créativité pastorale et de coresponsabilité.

Une attention particulière sera ainsi accordée à la proximité missionnaire. La revitalisation des communautés ecclésiales vivantes de base (CEVB) figure parmi les priorités de l’année. Dans les endroits où les distances rendent plus difficile la présence régulière des prêtres, ces communautés sont appelées à soutenir la prière, la catéchèse, la solidarité et l’attention aux malades, aux personnes endeuillées, isolées ou vivant dans une grande précarité.

Le service devra aussi se traduire par une véritable coresponsabilité entre prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs. L’Administrateur apostolique appelle à une culture du dialogue, de la concertation et de la confiance. Celle-ci passe également par une gestion saine, rigoureuse et transparente des ressources, avec une tenue régulière des comptes, la conservation des justificatifs et le respect de la destination des biens confiés à l’Église.

Trois orientations pour toute l’année

Pour donner une traduction concrète au thème retenu, l’année pastorale s’articulera autour de trois mouvements complémentaires : accueillir la grâce du Christ, grandir dans la communion et se mettre au service. Les paroisses, communautés religieuses, communautés ecclésiales vivantes de base et mouvements d’action catholique sont invités à intégrer ces orientations dans leurs programmes pastoraux en tenant compte de leurs réalités et de leurs moyens.

Accueillir la grâce du Christ conduira à renforcer la prière, la vie sacramentelle, l’écoute de la Parole de Dieu et la formation chrétienne. Grandir dans la communion appellera à favoriser le dialogue et les démarches de réconciliation. Enfin, se mettre au service conduira chaque communauté à identifier des actions concrètes et réalisables : visites des communautés éloignées, formation des catéchistes, accompagnement des jeunes, assistance aux familles en détresse ou soutien aux initiatives éducatives et sociales.

L’appel concerne ainsi toutes les composantes du diocèse : prêtres, personnes consacrées, séminaristes, novices, laïcs, familles, jeunes, personnes âgées, malades et personnes vivant avec un handicap, mais également les hommes et femmes de bonne volonté. Tous sont invités, selon leur vocation, leurs possibilités et leurs responsabilités, à contribuer au bien commun, à la paix et au développement des communautés.


En ouvrant officiellement cette nouvelle année pastorale, l’Abbé Cyrille Ikomba Mankelele Mambi a résumé l’espérance qui doit désormais porter le diocèse : « Les difficultés sont réelles ; la grâce de Dieu l’est aussi. » Il a invité toute la famille diocésaine à un engagement « plus généreux, plus uni et plus persévérant », afin que les paroisses, les communautés, les familles et les œuvres deviennent davantage des lieux où l’on accueille, où l’on relève et où l’on sert. 

                                                                                                                       Abbé Clovis Tsieto, Sercom

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